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DANSER COMME JE MARCHE

Ce sera de la danse qui marche.
Et inversement.


Ce sera une déambulation.
Avec un peu de moi dedans.
Beaucoup de vous.
Et pas mal d'anatomie.


C'est à peu près tout ce que je sais pour l'instant.


Ou presque.

Car après une semaine de résidence au Moulinage de Chirols en avril 2023, je crois que j'en sais un peu plus :

Je parlerai de mon parcours de danseuse piétonne.

Je partagerai mes peurs et peut-être que cela vous touchera.

J'invoquerai Fernand Deligny, Michel Drucker et la Chimère.

Car on ne danse jamais seul.

Je danserai avec vous, et ce sera réciproque, somatique et choral.

Et sinon, pendant cette résidence, j'ai écrit une note d'intention, enregistré quelques textes  :
 

Avec :
Anlor Gueudret - danse, textes et voix
François Payrastre - création sonore
Federico Venturi - topographie et jeu
Léa Guitter - dramaturgie
Céline Malfait
- régie

Danser comme je marche est une invitation à ralentir pour prendre conscience des mécanismes qui nous font avancer.

A se réapproprier pleinement notre nature dynamique de bipède dans son environnement. A investir sa propre marche, telle une danse.

 

Cette déambulation immersive se propose de mettre la danse à l'endroit de la pratique et non du spectaculaire.

Et d'emmener le spectateur dans une perception sensible de sa propre marche, en relation avec le paysage qui l'entoure.

 

Ce solo participatif est aussi le témoignage ambulant et intime d'une danseuse piétonne qui cherche ses propres appuis.

A la fois individuelle et collective, cette marche/danse sera tantôt ludique, tantôt poétique, tout le temps consciente, et honnête.


«Je cherche à partager une expérience physique à la fois universelle et intime. Une expérience tangible où il s'agira de sentir avec et dans son corps le mécanisme de la marche, qui sous-tend tous nos mouvements. Guidé par ma voix, à travers des images poétiques et des visualisations SOMATIQUES *, le public-marcheur est invité à se concentrer sur une ou plusieurs parties de son corps en marche. De là, il peut aiguiser sa PROPRIOCEPTION**, c'est à dire sa présence à son propre corps en mouvement. De cet état
kinesthésique modifié et aiguisé peut émerger un geste singulier. Et peut naître une danse.
Et si danser n'était autre qu'une
marche consciente
d'elle même ?
Ou inversement
»


*La « SOMA» pourrait être comprise comme un corps conscient de lui même, tel qu'il est
perçu de l'intérieur. Un corps aussi qui s'adapte à l'environnement, qui a conscience de sa
spatialité.
**La PROPRIOCEPTION (formé de proprio-, tiré du latin proprius, « propre », et de
[ré]ception) souvent appelé le « sens du mouvement » ou « 6ème sens », est la sensibilité
nerveuse aux informations provenant des muscles, des articulations et des os. C'est un
sens qui nous informe de la position des segments de notre corps dans l'espace.

Textes écrits en enregistrés pendant la résidence au Moulinage de Chirols, avril 2023

Production : Les Vertébrées
Co-production : Bazalt

Accueils en résidence et accompagnement : Décor Sonore, la Ktha Cie, 6mettre, le Moulinage de Chirols, Lignes d'Horizons
Soutiens : Région Auvergne-Rhône-Alpes / Culture en territoire, département de l'Ardèche / Atout 07

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